mission

Une mission aux multiples facettes

La Société nationale des Québécoises et Québécois de Lanaudière est le seul organisme régional non partisan — c’est-à-dire sans attache avec un parti politique — dédié à la promotion de la fierté nationale et de l’identité québécoise.

Grâce aux revenus générés par les services qu’elle offre à ses membres et à la population, et sans subvention gouvernementale aucune — sauf pour la Fête nationale —, la SNQ de Lanaudière réalise de nombreuses activités qui répondent aux différents volets de sa mission dans la communauté. Une mission que la SNQL veut voir évoluer en accord avec ses membres, parce que «(…) la Société est et sera ce que ses membres voudront qu’elle soit.» (Yvon Blanchet, président du C.A.)

En plus d’oeuvrer régionalement, la SNQ de Lanaudière est membre à part entière d’un véritable réseau de la fierté québécoise : le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ). Celui-ci rejoint plus de 200 000 membres, regroupés dans 19 Sociétés nationales et Sociétés Saint-Jean-Baptiste à la fois solidaires dans leurs actions communes et riches de leurs particularités régionales.

Ainsi, dans Lanaudière, la SNQ cible essentiellement 3 objectifs:

La SNQ de Lanaudière demeure à ce jour la plus ardente promotrice de la langue française dans la région. Elle persiste ainsi à valoriser une langue à la fois vivante et correcte qui reflète bien la réalité québécoise francophone.
Pour ce faire, la SNQL:

  • organise diverses manifestations où le français est à l’honneur, comme pour l’activité des Haut-Parleurs, ou les dictées régionales;
  • remet des prix d’excellence en français, tels que le Prix Louis-Landry et le Prix de la fierté (Cégeps en spectacles);
  • rédige des mémoires, notamment sur l’enseignement du français et des langues secondes, afin de sensibiliser la population et les instances concernées.

Et parce qu’il est nécessaire d’assurer la pérennité du français pour conserver au Québec son caractère identitaire distinct, la SNQL continuera assurément de s’opposer à toute tentative juridique visant à détourner la Loi 101 de ses objectifs essentiels.

La culture et l’histoire d’un peuple sont les éléments fondateurs de son identité. Outre la langue qui est certes le noyau dur de notre culture, de nombreuses composantes gravitent autour pour former un tout cohérent. Le champ d’activité culturelle comporte donc plusieurs aspects, sur lesquels la SNQL intervient afin de les promouvoir ou de les soutenir :

  • Le patrimoine (historique, architectural, religieux);
  • Les arts visuels ou de la scène;
  • La littérature et l’édition;
  • L’éducation, etc.

Dans ce cadre, la SNQL:

  • coordonne ou organise de nombreuses activités (ou y collabore) : comme pour la Fête nationale, le jour du drapeau, les Journées de la culture, la Brunante aux flambeaux, ou la Fête des Patriotes (à St-Denis-sur-Richelieu);
  • a créé deux prix qui soulignent spécifiquement l’excellence en ce domaine : le Prix des arts Max Boucher et la reconnaissance du Mérite en histoire;
  • apporte un soutien à des organismes ou événements culturels

 

Promouvoir notre région c’est d’abord mieux la faire connaître à nos concitoyens, avant de la faire rayonner à l’extérieur de nos frontières. Pour ce faire, la SNQL s’emploie à mettre en lumière:

  • les individus,
  • les groupes ou associations du milieu,
  • les entreprises et sociétés commerciales,

qui se démarquent et donnent une couleur particulière à notre région.

Le Gala des grands prix et la promotion de la Fête nationale sont deux outils qui favorisent l’atteinte de cet objectif et l’expression de notre fierté toute lanaudoise.

Promouvoir notre région, signifie également être solidaire des causes et des organismes qui visent l’épanouissement global des Lanaudoises et Lanaudois, tels que: le Centre Marie-Dupuis, les Centres jeunesse de Lanaudière, Centraide Lanaudière, etc.

La p’tite histoire de la SNQL

La Société nationale des Québécoises et Québécois de Lanaudière (SNQL) trouve son origine au siècle dernier, il y a de cela plus de soixante ans. Si le journaliste et grand patriote Ludger Duvernay fonda la Société Saint-Jean-Baptiste en 1834, il fallut attendre l’année 1945 pour qu’une première véritable section SSJB, c’est-à-dire légalement constituée, s’implante dans la ville de Joliette. Située plus précisément dans la paroisse Cathédrale, la section dénommée Barthélémy-Joliette fut présidée par Raoul Charette pendant deux ans. Puis, en 1947, 13 sections englobant 52 paroisses, dont celle de la Cathédrale, se regroupèrent pour former la SSJB du diocèse de Joliette.

Le Cercle des philanthropes

Sous la présidence du Dr Amance J. Bohémier, — qui termina le mandat du Dr Camille A. Roussin —, des pionniers comme René Martin et Mgr Omer Valois, ou encore Sylvestre Sylvestre, Albert Lajoie, Émile Laniel, Marcel Sansregret, Léo Clermont et quelques autres nationalistes, fondèrent le Cercle des philanthropes en 1956. Cette mécanique financière à la fois simple et ingénieuse, basée sur le principe du « Tous pour un », assurait un dépannage rapide (24 heures) à l’occasion d’un deuil. Ainsi, lorsque survenait un décès au sein de l’un des noyaux d’adhérents au Cercle, une indemnisation de 1000 $, constituée à l’aide des cotisations de 1 $ versées individuellement par les autres membres, était remise à la famille du défunt. Tout en étant très économique, ce premier service offert à nos membres leur apportait un soutien appréciable.

Fort de l’appui des autorités religieuses catholiques qui encourageaient les adhésions — même à l’heure du sermon, les dimanches! —, le Cercle des philanthropes gagna progressivement en popularité. En multipliant ses effectifs, le Cercle accroissait conséquemment les revenus de la SSJB diocésaine de Joliette, satisfaite d’avoir ainsi trouvé une source de financement durable pour ses activités. Toutefois, à cette époque, outre l’organisation de la Fête des Canadiens français et les collectes pour les minorités françaises francophones hors Québec, les activités de la Société étaient encore ponctuelles et plutôt improvisées, même si elles visaient toujours l’objectif global conçu par Ludger Duvernay : défendre nos droits, nos institutions, et notre langue.

Résumé des dates importantes

1945  Naissance d’une première section SSJB à Joliette, dans la paroisse Cathédrale.

1947  Formation de la SSJB du diocèse de Joliette par le regroupement de 52 paroisses et de 13 sections.

1956  Naissance du Cercle des philanthropes sous l’impulsion des René Martin, Mgr Omer Valois, Sylvestre Sylvestre, Albert Lajoie, Marcel Sansregret, Léo Clermont, Émile Laniel et autres.

1957-64  Campagnes pour les minorités françaises canadiennes (hors Québec).

Des structures plus solides et étoffées

En janvier 1960, la création d’un secrétariat permanent, qui se réalisa sous la direction de René Charette, était devenue une nécessité. L’équipe des recruteurs du Cercle des philanthropes, nouvellement chapeautée par l’organisateur Normand Houle, obtint sans tarder des résultats spectaculaires qui firent progresser en flèche la courbe des effectifs. Portée par l’élan de ce succès, la SSJB diocésaine de Joliette planifiait déjà de nombreux projets pour les années subséquentes, édifiant ou consolidant ainsi les structures fondamentales de l’organisme.

En premier lieu, plusieurs comités virent bientôt le jour, dont celui du Prêt d’honneur. Dans les quatre décennies à venir, celui-ci soutiendrait plus de 800 étudiant(e)s pour 1 million de dollars en prêts, sans compter les milliers de dollars en bourses accordées à divers groupes du milieu. Pour le président Sylvestre Sylvestre, il importait alors d’encourager les étudiants, non seulement sous l’aspect financier, mais aussi dans leur fierté de parler une langue française de qualité. C’est pourquoi les concours oratoires dans les écoles de la région étaient encouragés par l’octroi de bourses et de prix. Une tradition qui s’est perpétuée jusqu’à ce jour sous différentes formes.

Le comité organisateur de la Fête de la Saint-Jean  allait, de son côté, prendre beaucoup d’expansion pendant les années 1965-66. Étonnamment, le calendrier des festivités s’échelonnait alors sur toute une semaine. Parmi les activités de la « cuvée 1966 », le Symposium de la sculpture attira l’attention de la télévision de Radio-Canada, et laissa un bel héritage d’œuvres à Joliette. Comme on le sait, les célébrations du 24 Juin redeviendraient cependant plus modestes par la suite — puisque limitées à une ou deux journées —, mais ne seraient pas moins rassembleuses… Depuis sa fondation, la Société était le grand maître d’œuvre de cette fête à Joliette, et le demeura fort longtemps, soit jusqu’en 1996 (avec un intermède entre 1978 et 1983). Aujourd’hui, elle délègue cette responsabilité à des producteurs locaux, mais veille à la coordination de toutes les activités organisées sur le territoire lanaudois, et participe activement à la production de la Fête nationale régionale.

Par ailleurs, au cours de cette importante période d’édification que fut la décennie 60, notre Société se dirigea vers d’autres transformations majeures. Ainsi, au cours de l’année 1966, en plus d’abriter son secrétariat permanent dans un tout nouvel immeuble construit sur la rue Beaudry, la Société repensa l’une de ses composantes essentielles : le Cercle des philanthropes. Celui-ci fut alors actualisé pour devenir le Service d’entraide que nous connaissons aujourd’hui. Pour ce faire, la SSJB diocésaine de Joliette s’affilia à La Sauvegarde, une compagnie d’assurance sur la vie. Notre Société se conformait ainsi aux plus récentes normes gouvernementales en vigueur dans ce secteur d’activité économique. En outre, elle voyait ses fonds garantis, tout en conservant la gestion de son service financier. Cette nouvelle modalité de fonctionnement protégeait autant les intérêts des membres que ceux de la Société, qui avait assumé un risque financier par le passé. Le Service d’entraide ne cesserait d’ailleurs d’être bonifié par la suite afin que notre produit d’assurance demeure concurrentiel et avantageux pour nos membres. Tout cela se ferait avec l’aide de nouvelles associations: La Survivance, puis La Capitale, notre alliée actuelle.

Sur un tout autre plan, depuis le début de la décennie 60, le comité d’orientation, notamment sous l’influence de Marcel Masse, suscitait de grandes interrogations politiques. À cette époque, nos précurseurs nationalistes étaient encore majoritairement fédéralistes. Mais avec l’arrivée d’un nationalisme d’affirmation québécois qui coïncida avec le début de la Révolution tranquille, des éléments progressistes allaient se substituer, lentement mais sûrement, à ceux plus conservateurs encore actifs au sein des administrateurs de notre SSJB.

Résumé des dates importantes

1957-64  Campagnes pour les minorités françaises canadiennes (hors Québec).

1960  Création d’un secrétariat permanent, situé au 336 boulevard Manseau.

1960-61  Fondation du comité du Prêt d’honneur initié par Mgr Omer Valois.

1962  La SSJB diocésaine de Joliette s’unit à sa Fédération dans la bataille pour la nationalisation du réseau hydroélectrique québécois.

1964  L’Association de la Jeunesse canadienne-française (dirigée par Jacques Martin) devient la Jeunesse nationaliste canadienne-française présidée par Alain Généreux. Une initiative qui se terminera en 1967-68.

1965  La « Formule Jarry » appliquée au Prêt d’honneur permettra dorénavant, grâce au soutien des caisses Desjardins, de redistribuer 5 fois la somme amassée pendant les campagnes de financement.

1965-66  Fondation du Conseil des Arts de Joliette.

Organisation de trois colloques d’information: sur l’aménagement régional économique, sur l’éducation et sur les loisirs.

1966  Un important Symposium de la sculpture se tient au Centre-ville de Joliette.

Création d’un service d’éducation au sein de la SSJB diocésaine de Joliette.
Construction du siège social, au 414 rue Beaudry Nord.

(1er octobre) En s’associant avec la compagnie La Sauvegarde, le Cercle des philanthropes devient le Service d’entraide, afin d’offrir aux membres une protection vie concurrentielle et conforme aux normes du marché des assurances.

1967  Participation de la SSJB du diocèse de Joliette à la visite historique du Général de Gaulle pendant l’Expo 67.

1969  La SSJB diocésaine de Joliette se prononce en faveur de la souveraineté du Québec.

(31 octobre) Participation à la grande manifestation contre la Loi 63, qui se déroule devant la colline Parlementaire à Québec.

Nouvelle option politique; nouvelle dénomination sociale

En octobre 1969, les membres réunis en assemblée générale annuelle, sous la présidence de Jacques Mondor, optèrent finalement pour la souveraineté du Québec. Désormais, notre philosophie d’action ne se limiterait plus à la revendication ou à la sauvegarde de droits ou de privilèges. Nous allions également orienter nos interventions afin de favoriser l’épanouissement des Lanaudoises et Lanaudois dans toutes les sphères essentielles de leur quotidien: l’éducation, la culture, le travail, les conditions de vie économiques et sociales, la politique, etc.

Dès lors, la SSJB diocésaine de Joliette multiplia ses interrelations avec la communauté, et s’efforça d’y jouer un rôle d’agent de concertation. Pour mieux refléter ce repositionnement de sa mission et l’identité québécoise de ses membres, notre organisme choisirait bientôt (en 1971) de modifier sa dénomination sociale pour devenir la Société nationale des Québécois de Lanaudière, puis, quelque vingt ans plus tard, la Société nationale des Québécoises et Québécois de Lanaudière (SNQL).

L’action sociale et économique

La décennie 70, après la Crise d’octobre, fut mouvementée à bien des égards. Sur le plan socio-économique, les nombreuses grèves déclenchées dans le secteur privé à Joliette mobilisèrent la SNQL. En plus d’offrir un soutien technique et moral aux travailleurs, la SNQL sensibilisa la population à ces conflits dans le journal La Criée, qu’elle fonda en 1973. Véritable véhicule d’idées sur des enjeux importants de la société québécoise, la SNQL utiliserait dorénavant plusieurs outils et médias d’information pour amorcer des débats ou alimenter la réflexion des Lanaudoises et Lanaudois: conférences de presse, colloques, mémoires, films, diffusion de messages radiophoniques, soirées d’information sur différents thèmes, sans oublier les diverses publications qui succédèrent à La Criée après 1977 (Ton pays, Philanthrope et Il me reste un pays…).

C’est également à cette période que la SNQL commença à appuyer activement de nombreux organismes ou groupes de défense des droits sociaux liés à des problématiques précises, notamment la pauvreté. La SNQL s’associa alors tout naturellement au mouvement coopératif en offrant, par exemple, son soutien au démarrage de l’entreprise coopérative alimentaire COOPRIX. Jusqu’au début du millénaire, la SNQL s’impliquerait activement dans le développement régional, notamment auprès du Centre local de développement (CLD) Joliette, du Sommet économique permanent de Lanaudière (SEPL), des chambres de commerce de Joliette et Repentigny, de Tourisme Lanaudière, de l’ACEF et de diverses tables de concertation du milieu lanaudois. En outre, comme agente de concertation, la SNQL serait de bien des batailles régionales, et apporterait avec conviction sa contribution à celle qui s’échelonnerait de 1982 à 1987, et qui accorderait à Lanaudière sa reconnaissance officielle comme région à part entière.

Les luttes linguistiques

Sur le front linguistique, la décennie 70 apporta aussi de grands défis. Entre 1969 et 1973, notre Société s’affilia d’abord à la Fédération des SSJB et au Front du Québec français, puis au Mouvement Québec français (MQF), pour alerter l’opinion publique sur les risques d’assimilation associés au Projet de loi 63, présenté par Jean-Jacques Bertrand. Outre la manifestation monstre qui se tint sur la colline Parlementaire le 31 octobre 1969, la Société participa également à la première action d’éclat mise en œuvre par le MQF: une pétition à la grandeur du Québec qui récolta plus de 20 000 noms dans Lanaudière. La Loi 22 sur les langues officielles imposée ensuite par le gouvernement de Robert Bourassa, en 1974, souleva cette fois un tollé général, autant parmi les francophones que les anglophones. La manifestation tenue devant le bureau de Robert Quenneville le jour de son adoption, et les cloches qui avaient tinté à toutes les églises de Joliette, n’avaient que sonné le glas de nos espoirs et annoncé la défaite de cette bataille.

Si la Loi 101 restaura, en 1977, une certaine paix sociale en matière linguistique au Québec, le répit ne fut que de courte durée. En s’associant encore et toujours à ses partenaires habituels, principalement le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) et le MQF, la SNQL allait reprendre le chemin de la contestation dès le début de la décennie 80 pour dénoncer l’affaiblissement de notre Charte de la langue française. Encore aujourd’hui, et malgré ses 30 ans d’existence, la Loi 101 se voit toujours contournée ou menacée par des batailles juridiques menées devant la Cour suprême, mais elle est aussi défendue bec et ongles par ses partisans, dont la SNQL…

Référendum : jamais deux sans trois?

Si la décennie 80 nous réserva quelques déceptions sur le plan linguistique, que dire des émotions éprouvées dans le sillage de la première bataille référendaire? Sous la présidence d’Alain Généreux, la SNQL qui avait vécu d’intenses années d’espoir depuis l’accession du Parti québécois au pouvoir, en novembre 1976, traversa de longs mois de lassitude après cette première défaite au référendum du 20 mai 1980. Puis, Paulette-Michèle Hétu connut, à la présidence de la SNQL comme au MNQ, la phase de morosité et de désengagement qui s’ensuivit. Déjà, cependant, à la fin de son mandat et sous celui de Henri-Paul Picotte, l’équipe de la SNQL avait retroussé ses manches pour reprendre la promotion de la souveraineté. Mais la réflexion post-référendaire avait amené de nouvelles propositions d’action, axées davantage sur les préoccupations quotidiennes de nos membres.

Chose certaine, la nécessité de travailler à un projet de société, élaboré par — et pour — la société civile québécoise, sembla désormais la seule option valable pour promouvoir la souveraineté. De toutes ces énergies déployées alors avec l’espérance d’un pays à faire naître, une initiative lanaudoise se distingua et traverserait le temps: le Club québécois — aujourd’hui les Soupers de la fierté québécoise —, une tribune exceptionnelle de promotion du nationalisme québécois.

À la suite du rapatriement unilatéral de la Constitution (1982) — qui se fit sans le Québec —, et de l’échec de l’Accord du lac Meech (1990), les négociations constitutionnelles pendant les années 90 renvoyèrent aux Québécois l’image navrante d’une impasse. La SNQL, par la voix de ses présidents et présidentes de l’époque (Jacques Racine, Marie-Berthe Lanoix puis Gilbert Boulet), fit connaître publiquement sa position relativement à ces événements importants pour l’avenir du Québec.

Étant donné cette conjoncture politique des plus propices à la réalisation de la souveraineté du Québec, les résultats du second référendum, le 30 octobre 1995, furent d’autant plus affligeants. Mais si la victoire nous échappa de peu sur le plan national, la région de Lanaudière nous apporta réconfort et consolation avec un non équivoque 64 % pour le OUI. Et la SNQL félicita alors ses alliés issus de la société civile, notamment les Partenaires pour la souveraineté et les Jeunes souverainistes, pour leur solidarité et leur persévérance.

Résumé des dates importantes

1969  La SSJB diocésaine de Joliette se prononce en faveur de la souveraineté du Québec.

(31 octobre) Participation à la grande manifestation contre la Loi 63, qui se déroule devant la colline Parlementaire à Québec.

1970  Prise de position contre la Loi des mesures de guerre pendant la Crise d’octobre.

1971  La SSJB du diocèse de Joliette devient la Société nationale des  Québécois (SNQ) de Lanaudière.

1972-73  Pétition contre la Loi 63: 20 000 signatures dans Lanaudière.

1973  Premier organe d’information de la SNQL: La Criée. Suivront plus tard les bulletins: Ton pays, Philanthrope et Il me reste un pays…

1973-74  La SNQL joue un rôle d’appui moral et technique auprès des travailleurs en grève de la Canadian Gypsum (20 mois), de la Firestone (10 mois), de la Great Lake Carbon, de la Cie canadienne de papeterie, et durant d’autres conflits qui auront lieu ultérieurement.

1974  (Le 19 octobre) Participation à la « Grande marche du Québec français », à Québec, pour marquer notre opposition à la Loi 22.

1975  Colloque sur la coopération.

Création de la Fondation du Prêt d’honneur : une corporation indépendante et fiduciaire des fonds.

1976  Implication locale active de la SNQL pour promouvoir la pétition en faveur du « français dans l’air » de l’Association des gens de l’air du Québec (AGAQ).

Formation d’un comité de travail sur le réseau des bibliothèques publiques dans la région de Lanaudière.

1977  (1er septembre) La SNQL signe un nouveau partenariat d’affaires (pour son Service d’entraide) avec la compagnie d’assurance La Survivance.

Fondation du Club québécois (existe encore aujourd’hui sous le vocable : les Soupers de la fierté québécoise).

Début de l’appui technique accordé au Festival de Lanaudière.

1978  La SNQL se voit octroyer une concession Loto-Québec.

Claude Charron, ministre dans le gouvernement Lévesque, instaure le Comité organisateur de la Fête nationale du Québec, retirant de ce fait aux SNQ et SSJB régionales la responsabilité de l’organisation des festivités.

Considérant cet état de choses comme une injustice, la SNQL refusera toute collaboration avec les nouveaux responsables des fêtes entre 1978 et 1983.

1978-79  Soutien au démarrage du magasin d’alimentation COOPRIX.

1979  Début de l’organisation de la campagne préréférendaire en faveur du Oui (à un Québec souverain).

1980  Création du prix Maximilien-Boucher (arts); Gustave Lamarche en est le premier  récipiendaire.

1981  Création du prix Marcel-Bonin (sports) remporté à sa première année par Gilles Villeneuve.

1981-85 Instauration du concours « Québec à ma mesure » dans les écoles primaires et secondaires de la région, incitant les jeunes à explorer leur environnement, et à découvrir ou redécouvrir leur patrimoine et leur histoire.

1982 Inauguration de la Résidence funéraire de la SNQ de Lanaudière.

Création de la Médaille de bronze (MNQ). Premier récipiendaire dans Lanaudière: René Charette.

Création du prix Raoul-Charette (développement économique) et du prix Henri-Pichette (initiative communautaire); Jean Bergeron et l’ACEF de Lanaudière en sont respectivement les premiers récipiendaires.

1982-87  Travail, en concertation avec le milieu, pour la reconnaissance de Lanaudière comme région à part entière.

1984  Participation aux États généraux du Québec organisés par le MNQ pour réactiver la ferveur souverainiste au sein de la population.

Année de fondation de la Maison de la Culture Bonsecours de Joliette; la SNQL est grandement impliquée dans ce dossier. Un projet de bibliothèque devait voir le jour dans la Chapelle Bonsecours afin de sauver celle-ci de la démolition, ainsi que le vieil hôpital qui devait être réaménagé en logement social…

Le MNQ redevient responsable de la coordination de la Fête nationale.

La SNQL reprend l’organisation des festivités à Joliette et assume la coordination pour les activités de toute la région Lanaudière.

1986 Participation à la campagne du MNQ : « Québec, je t’aime en français ».

La chapelle Bonsecours flambe… et entraîne avec elle dans les cendres le projet de bibliothèque. Celle-ci devra se localiser temporairement au Vieil Arsenal (une situation qui subsistera finalement pendant 20 ans).

1988  Instauration du prix Charbonneau-Rioux (sciences humaines); le premier lauréat honoré est Christian Roy.

Création de la Médaille d’argent du grand Lanaudois ou de la grande Lanaudoise. Louis-Paul Allard en est le premier récipiendaire.

Dépôt d’un mémoire au MNQ à l’occasion de la tournée : « Ça val mal à Montréal… et chez vous, comment ça va? »

Participation à la manifestation : « Tout le Québec en marche pour le français ».

1989  Participation à une grande marche et à une pétition payante (1,01 $ pour chaque signature) pour dénoncer la Loi 178 qui réinstaurait l’affichage bilingue à l’intérieur des commerces.

1992  Création du Prix de la langue française Louis-Landry. Évelyne Robidoux et l’école Sainte-Anne de Rawdon reçoivent cette première médaille.

La Résidence funéraire de Lanaudière (modification de dénomination sociale en 1989) emménage dans ses nouveaux locaux de la rue Wilfrid Ranger.

1993  La SNQL féminise sa dénomination sociale, et devient ainsi: la Société nationale des Québécoises et Québécois de Lanaudière.

Vaste opération pour dénoncer la Loi 86 qui permet l’affichage extérieur autre que le français, une autre atteinte à l’intégrité de la Loi 101.

1994  Participation aux commissions régionales sur l’avenir du Québec présidées par Me Louis-Paul Allard. Publication du manifeste: « Pour une politique globale de la population. ».

Début de la seconde campagne préréférendaire.

1995  Relance du Prêt d’honneur: nouvel accord avec Desjardins.

Présentation d’un mémoire aux États généraux sur l’éducation : «L’enseignement du français et de l’histoire».

Un nécessaire et stratégique repli

C’est au début de la décennie 80 que la SNQL atteignit le sommet de ses effectifs, avec plus de 20 000 membres. Déjà, en 1978, une diversification des services financiers avait cependant été amorcée avec l’obtention d’une concession Loto-Québec. Un long travail réalisé par un comité spécial s’était également conclu, en janvier 1982, par l’inauguration de la Résidence funéraire de la SNQ de Lanaudière. Ainsi avait-on alors cru pouvoir assurer à la Société une stabilité, sinon une croissance de ses revenus. Mais au mitan de la décennie 90, la situation financière de la SNQL resserra un étau oppressant. Il ne suffirait désormais plus de prévoir l’avenir, mais bien de contrer un sérieux déclin des revenus, causé par l’augmentation des décès parmi les membres et une décroissance des effectifs — également observable dans toutes les SNQ ou SSJB régionales du Québec.

Des tentatives réalisées au cours de cette décennie, comme l’instauration d’un service d’assurance privée en soins de santé et d’aide à domicile ou encore l’ouverture de la Boutique Fleur bleue, n’obtinrent pas les succès escomptés. La SNQL, qui avait tant aidé les organismes du milieu par le passé, dut alors s’imposer un certain repli stratégique pour se remettre en selle.

Ainsi, les administrateurs des C.A. de ce nouveau millénaire avec, à leur tête, Claire J. Poliquin puis Guy Chevrette, eurent de difficiles décisions à prendre, et l’équipe des employés permanents, des compromis non moins contraignants à faire. Mais la réingénierie de la SNQL allait finalement porter ses fruits.

Un retour aux sources

En effet, depuis 2004, la Société a recouvré une bonne santé financière, même si elle doit toujours veiller à ne pas faire d’excès pour conserver ses acquis. Il faudra en effet rester vigilant et créatif pour stimuler le recrutement de nouveaux membres. Nicole Destrempes et Yvon Blanchet, respectivement directrice et président de notre Société, assurent d’ailleurs que toute l’équipe d’administrateurs et d’employés de la SNQL use de beaucoup d’imagination pour poursuivre sa mission dans la communauté pendant cette période de restrictions.

Avec moins de ressources, il fallait nécessairement agir différemment. Et cette nouvelle approche n’eut pas des effets que sur les bilans comptables. Elle permit véritablement à la SNQL de s’interroger à fond sur ses orientations et ses priorités. Peut-être la Société s’était-elle un peu trop éloignée de sa base, des motivations de ses membres? Mais s’il importe aujourd’hui pour le conseil d’administration d’être à l’écoute de la population lanaudoise, et de ne pas ramer à contre-courant de leurs opinions, il n’est pas pour autant question de faire table rase des options et des causes défendues par le passé.

Résumé des dates importantes

1996  Implication à la table multisectorielle de la famille (Lanaudière).

Évaluation d’une possible collaboration avec la Mutuelle française et Périgord Mutualité pour un projet d’assurance en soins de santé et d’aide à domicile.

Boutique Fleur bleue. Tentative d’offrir un nouveau service visant la diversification des moyens d’autofinancement. (Fermeture en 1997)
Ouverture d’un point de service à Repentigny.

1997-99  L’organisation de la Fête nationale à Joliette n’est plus assumée par la SNQL, mais bien par Les P’tits Loups Production. La SNQL maintient la coordination de l’ensemble des activités dans Lanaudière et collabore activement à la production de la fête régionale.

1998  Organisation de la soirée de la première édition de la Brunante aux flambeaux, une version hivernale de la Fête nationale. Cette collaboration dans le cadre du Festi-Glace de Joliette sera maintenue dans les années subséquentes.

Fête du 50e anniversaire du drapeau québécois.

Première édition du concours sur l’histoire nationale du Québec.

À la fin de cette année, la Protection santé est enfin offerte à nos membres, mais devra rapidement être retirée en raison de la Loi 188 sur la distribution de produits et services financiers, sanctionnée en juin de cette même année, et qui nous exclut de ce champ d’intervention. La SNQL continuera cependant d’honorer cette garantie auprès des membres déjà inscrits.

1999  (23 septembre) La Capitale, assurance et gestion du patrimoine, (après le rachat de la Personnelle Vie) devient le partenaire d’affaires et fiduciaire des fonds de notre Service d’entraide.

Réalisation d’un circuit patrimonial à Joliette, en collaboration avec la Ville de Joliette et le Conseil de développement régional de Lanaudière (CRDL).

Lancement de deux livres: « Histoire du Cégep Joliette-De Lanaudière II » (Léo-Paul Hébert) et « Le Tour du Lac » (Christian Morissonneau).

2000  Hommage de la Chambre de commerce du Grand Joliette à la SNQL pour le 20e anniversaire des Grands Prix régionaux.

Lancement du « Dictionnaire des auteurs de Lanaudière » (Réjean Olivier, maître d’œuvre de cette œuvre collective).

Le Carrefour en fête organise la Fête nationale à Joliette.

2001  Début d’une collaboration avec Québec-France Lanaudière dans le cadre de la journée internationale de la francophonie.

Présentation d’un mémoire à la commission Larose sur la maîtrise du français au primaire et l’enseignement des langues secondes au secondaire.

2001-05  Une nouvelle corporation distincte de la SNQL, la Corporation des Fêtes de Lanaudière assume l’organisation des activités de la Fête nationale pour Joliette.

2002  Collaboration à une exposition sur l’histoire des patriotes, à l’occasion des Journées de la culture à Joliette et à Terrebonne.

2003  Toujours dans le cadre des Journées de la culture, auxquelles la SNQL s’associe avec bonheur: exposition et parcours sur le thème de la ceinture fléchée à l’Assomption et lancement du livre «De Lanaudière en poésie», initié par Réjean Olivier.

2004  Campagne « Fiers à 100% » pour dénoncer les coupures répétées dans le budget de la Fête nationale; un mouvement à la grandeur du Québec initié par le MNQ et ses sociétés constituantes.

Première remise du prix reconnaissance « Mérite en histoire ».

Première édition du concours oratoire « Les Haut-Parleurs » organisé conjointement avec la Société de développement du Centre-ville, dans le cadre des Journées de la culture. Jonathan Valois remporte les honneurs.

Souper de la fierté dans le cadre de la Francofête. Louise Beaudoin a brossé le portrait de la situation du français à travers le monde.

2005  50e assemblée générale annuelle.

« Moi je connais mon drapeau », une activité de sensibilisation proposée aux enfants des CPE de la région en collaboration avec le MNQ à l’occasion de la journée nationale du drapeau le 21 janvier.

Relance du Gala des grands prix après 3 ans de pause.

2006  Organisation du concours «Le français en tête… la musique en fête!» pour célébrer le français pendant cette Francofête toute spéciale puisque Joliette est la Francoville de l’année.

La Corporation des Fêtes populaires de Lanaudière prend la relève pour les célébrations de la Fête nationale à Joliette. La SNQL conserve toujours son rôle de coordonnatrice des fêtes pour la région et, plus particulièrement, pour la fête régionale.

2007  Investissement majeur à la Résidence funéraire de Lanaudière: ajout d’une salle de réception et d’une chapelle; réaménagement des locaux existants.

Embauche d’un conseiller en sécurité financière au poste de responsable du Service d’entraide.

2008  Nouveau logo de la SNQL et actualisation du site Internet.

2009  Nouveau site Internet de la Résidence funéraire de Lanaudière.

Don de la collection des 850 volumes, des auteurs de la région, à la bibliothèque Rina-Lasnier.

2010  Partenaire majeur des «Écrits lanaudois» et du «Moulin à paroles lanaudois».

Conception et création du Géand Lanaudois Louis-Cyr.

Contestation du projet de loi 103

65 ans de la SNQL

2015  Réduction des effectifs de la permanence

2016  Commémoration 50 ans de Charles-de-Gaulle

Résumé des dates importantes

2018  Investissement majeur pour améliorer la Résidence funéraire de Lanaudière

Arrivée de 2 nouvelles concessions Loto-Québec (Galeries Rive-Nord et Galeries des Laurentides)

2019  Vente de la bâtisse 414 Beaudry Nord et déménagement de la SNQ Lanaudière au 435 boul. Ste-Anne, Joliette, local 204

Arrivée de 2 nouvelles concessions Loto-Québec ( Wal-Mart Repentigny et Joliette)

Appuie au projet de loi sur la laïcité

Achat d’une station-service au 634 Beaudry Nord

2020  75e anniversaire de la SNQ Lanaudière

Les présidents & Directeurs

M. J. Raoul Charette
1945-1947

Dr Camille A. Roussin
1947-1955

Dr J. A. Bohémier
1955-1957

M. Albert Lajoie
1957-1958

M. Antonio Montambault
1958-1960

M. Sylvestre Sylvestre
1960-1964

M. Marcel Masse
1964-1966

M. Jean-Paul Morin
1966-1967

M. Mathias Asselin
1967-1968

M. Jacques Mondor
1968-1973

Me Alain Généreux
1973-1981

Mme Paulette-Michèle Hétu
1981-1984

M. Henri-Paul Picotte
1984-1986

M. Jacques Racine
1986-1991

Mme Marie-Berthe G. Lanoix
1991-1992

M. Gilbert Boulet
1992-1999

Mme Claire J. Poliquin
1999-2004

M. Guy Chevrette
2004-2005

M. Yvon Blanchet
2005 – 2013

M. Roger Gaudet
2013 – …

M. René Charette
1960-1967, 1973-2002

Jean-Paul Morin
1967-1973

Mme Nicole Destrempes
2002-2018

Mathieu Lépine
2018-…

Équipe

La SNQ de Lanaudière est un organisme sans but lucratif, qui est géré et dirigé avec rigueur, mais aussi avec souplesse et ouverture. Sa structure se scinde en deux paliers où se départagent les responsabilités et les décisions : le conseil d’administration et la permanence.

Le conseil d’administration réunit 4 administrateurs et 1 président élus par les membres lors de l’assemblée générale annuelle. Globalement, les rôles du C.A. sont les suivants :

  • Proposer les grandes orientations d’action;
  • Déterminer les priorités budgétaires;
  • Et décider des récipiendaires des grands prix.

M. Roger Gaudet

Président

M. Pascal Parent

Vice-Président

M. Gilles Loyer

Trésorier

La permanence est, pour sa part, composée de 6 employés réguliers et d’une direction générale nommée par le conseil d’administration. Ensemble, ils travaillent activement :

  • À la bonne gestion des services offerts aux membres et à la population;
  • À la coordination des festivités de la Fête nationale dans Lanaudière;
  • Et à l’élaboration et à la mise en place d’activités visant l’atteinte des missions de la SNQL.

Réunissant leurs compétences et leurs champs d’action spécifiques et complémentaires, les administrateurs et employés salariés de la SNQL forment une équipe solidaire et efficace.

Direction générale
 Mathieu Lépine
Coordonnateur

Informatique
 Josée Chevalier
 Tech. en informatique
et en administration

Secrétariat
 Hélène Ayotte
Adjointe  administrative

·
 Cathy Leduc
Commis de bureau

·
 Notre équipe

Bertrand Melançon
 Directeur

Guylaine Latendresse
 Conseillère aux familles

Mélissa Fournier
 Conseillère aux familles